1 09-01-2026 21:55 -

Je pose ici les bases d'une recherche bien aléatoire. Le début de la quête est sur le forum TNG. À des TNGistes néozélandais, je lance une bouteille à la mer.

Il existe dans mes cousins de Belle-Île-en Mer une sorte de légende familiale selon laquelle deux frères capitaines de navire, François et Augustin Lucas (nés en 1808 et 1804) auraient acheté des terres en Nouvelle-Zélande vers 1838-1839 et y auraient attiré de nombreux parents belilois. À Belle-Île, ces capitaines avaient une vague réputation de héros des mers, mais dans le Pacifique, il était avéré qu'ils étaient des aventuriers sans foi ni loi, des trublions toujours prêts à des trafics en tout genre.
Le 23 juin 1840, Augustin coule, semble-t-il volontairement, le navire-école dont il était capitaine, même s'il ne caractérise l'événement que comme fortune de mer. Il abandonne là professeurs, élèves et équipage et on ne sait trop comment, rejoint son jeune frère François, commandant de La Justine,  qui s'était établi en Nouvelle-Zélande.
Le 26 novembre 1939, la presse nantaise avait mentionné (de Belle-Île) que "subjugué par la beauté du climat de la Nouvelle-Zélande et la fertilité de son sol", François Lucas y avait acheté un domaine de 7 milles de long sur un de large. De nombreux parents se sont alors décidés à quitter Belle-Île pour la Nouvelle-Zélande. Hélas, en février 1840, l'Angleterre annexe la Nouvelle-Zélande et annulera bientôt les actes de vente aux Français. François Lucas revient alors à Belle Île (où il mourra en 1848), abandonnant sur place, en Nouvelle-Zélande, les colons de sa famille qu'ils avaient attirés et transportés depuis Belle-Île.
On retrouve son frère Augustin Lucas à Sydney, puis à Tahiti, entre 1841 et 1848. Puis en France à partir de 1849.
Et en 1854, Augustin va être à l'origine de l'émigration d'une partie de sa famille, vers les États-Unis cette fois, en Virginie-Occidentale, où mes cousins Américains se comptent par milliers aujourd'hui. Augustin y mourra en 1857.
Je suis descendante d'une sœur d'Augustin et de François Lucas, la partie de la famille qui était restée à Belle-Île, cette île de la Bretagne.  Les cousins américains, je les ai découverts par un livre sur l'histoire de la famille.
Je me demande aujourd'hui si j'ai des cousins en Nouvelle-Zélande, mais je n'ai aucune piste.

C'est maigre, hein, comme base de départ ! Car je n'ai aucun patronyme , et trouvé quasiment aucune trace des frères Lucas en Nouvelle-Zélande. Les amis du forum m'ont donné des pistes.

Roger Moffat the Kiwi :

Je suis originaire de Nouvelle-Zélande, mais je vis aux États-Unis depuis novembre 1993. À première vue, je dirais qu'Akaroa, sur la péninsule de Banks, à mi-chemin de la côte est de l'île du Sud, serait un bon point de départ pour rechercher des informations. Il s'agissait d'une colonie française, dont l'histoire française est encore présente dans des éléments tels que les noms de lieux. https://en.wikipedia.org/wiki/Akaroa et  https://www.akaroamuseum.org.nz Ancestry contient les listes électorales de Nouvelle-Zélande depuis 1853. Je m'y suis même retrouvé. https://www.ancestry.com/search/collections/1836/

Chris Llyod

Comme l'a dit Roger, probablement Akaroa, dans l'île du Sud. Il y a encore des descendants des premiers Français dans la région. Quand j'étais adolescent, je suis sorti avec Audrey De la Tour, dont la famille s'était installée à Akaroa au début des années 1800. Son père était membre du Parlement et propriétaire d'une vaste partie de la péninsule de Banks, où se trouve Akaroa. Un grand nombre de journaux anciens ont été numérisés. Vous pouvez les consulter ici https://paperspast.natlib.govt.nz/newspapers. Tu y trouveras peut-être quelque chose.

J'ai commencé avec l'histoire, j'aborde la géographie, et je vais essayer de passer à la généalogie. À l'intrépide, rien n'est impossible.

Aucun de nous ne sait ce que nous savons tous, ensemble.

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